Le Black Friday est devenu l'un des grands rendez-vous commerciaux de la fin d'année, en France comme à l'international. Volume d'achats, niveau des remises, poids du e-commerce, panier moyen ou évolution des comportements : les données permettent de mesurer beaucoup plus précisément l'ampleur prise par l'événement.
Cette page rassemble plusieurs statistiques, graphiques et infographies consacrés au Black Friday. Lorsque cela est possible, nous privilégions les données transactionnelles réellement observées après l'événement plutôt que les intentions d'achat déclarées avant celui-ci.
📈 Les achats se concentrent fortement autour du Black Friday

Cette infographie illustre la montée en puissance de l'activité pendant la Black Week. La forme de la courbe permet de visualiser la dynamique générale de la semaine, mais elle ne constitue pas une répartition statistique précise des achats jour par jour.
La donnée française la plus solide concerne le jour du Black Friday : lors de l'édition 2025, plus d'un achat sur quatre réalisé pendant la Black Week a été effectué le vendredi. Cette forte concentration autour du vendredi avait déjà été observée lors des éditions précédentes.
Le comportement diffère également selon les canaux. Les données transactionnelles montrent un pic d'activité en magasin le samedi vers 16 h, tandis que le commerce en ligne atteint son maximum le dimanche vers 20 h.
Le Cyber Monday prolonge ensuite la période promotionnelle sur Internet. Le Black Friday doit donc désormais être compris comme le point culminant d'une séquence commerciale plus large plutôt que comme une journée totalement isolée.
Une bonne promotion peut apparaître avant le vendredi, disparaître rapidement en raison des stocks ou être remplacée par une autre offre quelques heures plus tard.
🎁 Quelles catégories bénéficient des plus fortes remises ?

Cette infographie présente des ordres de grandeur de remises affichées que l'on peut rencontrer pendant les opérations Black Friday. Il ne s'agit pas de réductions moyennes calculées sur l'ensemble des produits d'une catégorie.
La literie fait partie des univers dans lesquels les pourcentages promotionnels affichés peuvent être particulièrement élevés, notamment sur les matelas, sommiers et ensembles de literie. La mode, le petit électroménager ou certains équipements de la maison peuvent également faire l'objet d'opérations commerciales importantes.
Dans le high-tech, les pourcentages affichés sont souvent moins spectaculaires. Cela ne signifie pas pour autant que l'économie réalisée est moins intéressante : sur un téléviseur, un smartphone premium ou un ordinateur, une réduction plus modérée peut représenter une économie importante en euros.
Les deals sur les ordinateurs doivent notamment être comparés à caractéristiques équivalentes : processeur, mémoire vive, stockage, carte graphique, écran et génération du produit peuvent complètement changer l'intérêt réel d'une promotion.
Les jouets, la mode et les articles de sport peuvent eux aussi afficher des réductions importantes selon les références, les collections et les stocks disponibles.
Le pourcentage affiché ne suffit jamais à déterminer si une offre est réellement intéressante. Le prix final, la référence exacte du produit, son historique de prix et les éventuels frais supplémentaires restent les critères les plus utiles.
Les pourcentages visibles dans le graphique sont donc des exemples de niveaux de remise affichés pendant des opérations commerciales, et non des moyennes statistiques ou des réductions garanties par catégorie.
💶 Black Friday 2025 : une activité exceptionnelle sur plusieurs marchés

Cette infographie rassemble plusieurs indicateurs observés après le Black Friday 2025. Ils ne mesurent pas tous la même chose : volume d'achats traité, dépenses e-commerce, intensité de l'activité en ligne ou paiements traités à l'échelle mondiale.
En France, les données présentées correspondent à l'évolution du volume d'achats observé sur la plateforme de paiement concernée. Elles ne doivent donc pas être interprétées comme une mesure exhaustive de l'ensemble du commerce français.
Au Royaume-Uni, les dépenses en ligne ont atteint environ 1,16 milliard de livres pendant la seule journée du Black Friday 2025, tandis que le Cyber Weekend a généré plusieurs milliards de livres de ventes numériques.
En Italie, la période promotionnelle entourant le Black Friday concentre une part significative de la dépense e-commerce annuelle et provoque une forte accélération de l'activité en ligne par rapport à une période habituelle.
À l'échelle mondiale, environ 43 milliards de dollars de paiements ont été traités pendant le Black Friday et le Cyber Monday 2025, illustrant l'ampleur internationale prise par l'événement.
Ces chiffres ne constituent pas un classement entre les pays. Leurs périmètres étant différents, ils servent avant tout à illustrer l'intensité exceptionnelle de l'activité commerciale pendant la période.
🛍️ Black Friday en ligne ou en magasin ?

Le Black Friday reste profondément omnicanal en France. Selon le Baromètre Digital & Payments de BPCE L'Observatoire, 47 % des sommes dépensées pendant la Black Week 2025 l'ont été en e-commerce, contre 53 % dans les magasins physiques sur le périmètre étudié.
La différence avec le reste de l'année est particulièrement révélatrice : l'e-commerce représente environ 29 % des sommes dépensées en temps normal, contre 47 % pendant la Black Week. Le Black Friday provoque donc un basculement très net vers Internet.
Le montant moyen des achats renforce cette tendance. Pendant la Black Week 2025, le panier moyen atteint 76 € en ligne contre 54 € en magasin.
Le magasin conserve néanmoins une légère majorité des dépenses. Le Black Friday français n'est donc pas devenu un événement exclusivement numérique : les boutiques physiques continuent de profiter de l'achat immédiat, du retrait en magasin et de la possibilité de voir un produit avant de l'acheter.
Cette complémentarité explique pourquoi le Black Friday en France reste à la fois un événement majeur du e-commerce et un temps fort des centres-villes et zones commerciales.
📱 Le smartphone s'impose dans le parcours d'achat
La progression du commerce mobile constitue l'une des transformations les plus importantes du Black Friday au cours des dernières années.
Un consommateur peut désormais découvrir une promotion, vérifier son prix, lire des avis, comparer plusieurs marchands et finaliser sa commande sans quitter son smartphone.
Les applications marchandes, newsletters, notifications et réseaux sociaux ont également accéléré la circulation des promotions. Les enseignes peuvent lancer ou modifier une offre presque instantanément, tandis que les consommateurs peuvent réagir immédiatement.
Le poids précis du mobile varie toutefois fortement selon les pays, les catégories et les sources étudiées. Il est donc préférable d'observer cette évolution comme une tendance structurelle du commerce en ligne plutôt que de généraliser un pourcentage mesuré sur un seul marché.
🌍 Black Friday 2025 : les chiffres clés de l'édition précédente

Les données de l'édition 2025 permettent de mesurer l'échelle désormais atteinte par le Black Friday.
En France, pendant la Black Week, 47 % des sommes dépensées l'ont été en e-commerce. Le panier moyen atteignait 76 € en ligne contre 54 € dans les magasins.
À l'échelle mondiale, Adyen indique avoir traité environ 43 milliards de dollars de paiements pendant le Black Friday et le Cyber Monday 2025. Plus de 840 millions de transactions ont été traitées sur la période, avec un pic atteignant environ 199 000 transactions par minute.
Aux États-Unis, Adobe Analytics estime que les consommateurs ont dépensé environ 11,8 milliards de dollars en ligne pendant la seule journée du Black Friday 2025, soit une progression d'environ 9 % sur un an.
Ces indicateurs portent sur des périmètres différents, mais ils convergent sur un même constat : le Black Friday reste l'un des moments de l'année où l'activité commerciale et numérique se concentre le plus fortement.
📊 Comment le Black Friday évolue-t-il en France ?

Ce graphique rassemble plusieurs repères permettant de suivre l'évolution récente du Black Friday en France. Ils ne constituent pas tous une même série statistique et doivent donc être interprétés séparément.
Sur le nombre d'achats, l'édition 2024 marque une nette accélération par rapport à 2023, avec une progression de 13 % pendant la Black Week. En 2025, le nombre d'achats reste ensuite globalement stable par rapport à 2024.
Les publications consacrées aux différentes éditions fournissent également des indications sur le panier moyen. Les valeurs publiées pour 2024 et 2025 n'étant pas nécessairement calculées sur un périmètre strictement identique, elles doivent être considérées comme des repères propres à chaque édition plutôt que comme une série permettant de calculer directement une variation.
La structure des dépenses évolue elle aussi : en 2025, 47 % des sommes dépensées pendant la Black Week ont été réalisées en e-commerce, confirmant la place particulièrement importante prise par Internet pendant cette période.
L'enseignement principal est donc moins celui d'une progression parfaitement linéaire que celui d'une transformation durable du Black Friday français : après une forte augmentation de l'activité, le nombre d'achats se stabilise à un niveau élevé tandis que le commerce électronique conserve un poids particulièrement important.
🇺🇸 Et aux États-Unis ?

Le marché américain permet de suivre une série particulièrement homogène grâce aux données Adobe Analytics consacrées aux ventes en ligne réalisées pendant la journée du Black Friday.
Les dépenses ont atteint environ 9,1 milliards de dollars en 2022, puis 9,8 milliards en 2023, 10,8 milliards en 2024 et enfin 11,8 milliards de dollars en 2025.
Cette progression régulière montre que, malgré l'extension des promotions à plusieurs jours ou plusieurs semaines, le vendredi officiel conserve un poids commercial très important sur le marché américain.
Comment lire correctement les statistiques du Black Friday ?
Les chiffres consacrés au Black Friday peuvent être très différents d'une publication à l'autre sans qu'une étude soit nécessairement erronée.
Avant de comparer deux statistiques, il faut notamment regarder :
- l'année étudiée ;
- le pays ou la zone géographique ;
- la période mesurée : vendredi seul, week-end, Black Week ou plusieurs semaines ;
- le canal étudié : e-commerce, magasins ou ensemble des achats ;
- l'indicateur utilisé : nombre d'achats, montant dépensé, panier moyen ou nombre de consommateurs ;
- la population ou le volume de transactions analysé ;
- la méthodologie de l'étude.
Une statistique concernant les ventes en ligne américaines ne peut par exemple pas être utilisée comme mesure directe du comportement des consommateurs français.
De la même manière, une intention d'achat déclarée avant le Black Friday n'a pas la même valeur qu'une transaction bancaire réellement observée après l'événement.
Sources des graphiques et infographies
Les données utilisées sur cette page proviennent principalement de publications consacrées aux dernières éditions du Black Friday :
- Baromètre Digital & Payments de BPCE L'Observatoire : transactions et comportements d'achat en France ;
- Adyen : données transactionnelles françaises et internationales du Black Friday et du Cyber Monday ;
- Adobe Analytics : ventes e-commerce aux États-Unis et au Royaume-Uni ;
- Mastercard / Netcomm : données relatives au commerce électronique italien.
Les méthodologies et périmètres diffèrent selon les sources. Certaines données reposent sur des transactions bancaires observées, d'autres sur les paiements traités par une plateforme ou sur l'activité d'un marché e-commerce particulier. Les chiffres doivent donc toujours être interprétés dans leur contexte.
À retenir : le Black Friday reste un événement commercial majeur, mais son évolution ne se résume pas à une hausse continue des ventes. Les dernières éditions montrent surtout une montée en puissance du e-commerce, une forte concentration des achats autour de la Black Week et un marché français qui semble progressivement arriver à maturité.